Mom In Progress

Montessori, certaines mères et moi

Cet article va peut-être me valoir un lynchage ou des insultes ou je ne sais pas, quelque chose qui me fera un peu mal… Mais puisque je suis ici chez moi…

Elever un enfant, c’est un travail de tous les jours, avec des hauts et des bas et surtout sur le très très long terme. C’est lui enseigner des valeurs,  lui permettre de s’ouvrir au monde, de développer ses qualités, rendre ses défauts plus légers. On élève un enfant pour lui, pas pour soi, pas pour en faire un singe savant.

Honnêtement la méthode Montessori, j’en ai entendu parler sur la blogosphère et ce après la naissance de Little Prince. Je ne m’étais pas penchée sur les livres de grossesse, ni sur ceux de comment élever son enfant, alors Montessori…

Nan moi j’observe, j’observe telle une voyeuse des parents (que je connais hein)  qui ont un peu les mêmes quelques principes que moi (pas trop de principes non plus, car les principes ca rend vieux). Que personne me dise que JAMAIS il n’a pensé en regardant des parents « ah non moi je ferai jamais ça avec mon enfant » ou « ah oui je pourrai faire ça aussi avec le mien », faut pas se foutre de moi. Alors quand j’ai lu 4545465 fois que c’était très Montessori la méthode d’une amie avec son fils, me suis dit qu’il fallait ptêt que je me renseigne.

J’ai googlisé et trouvé plein d’informations (si tu es passé(e) à coté de Maria Montessori et sa pédagogie, ben fais de même). J’ai assez bien compris les périodes dites « sensibles » dans l’évolution des enfants, le fait de leur faciliter le passage à l’autonomie etc. J’ai même acheté un livre avec des activités dans le dedans pour pratiquer avec Little Prince. Et là sur les 70% de ce que j’ai lu ben je me suis rendue compte que c’était ce que je faisais déjà avec lui. Parce que pour moi c’était juste logique de lui proposer ce genre d’activités à son age ou de lui enseigner à faire seul telle ou telle action. Je me suis donc arrêtée là dans mes investigations Montessoriennes.

La pédagogie Montessori c’est bien, je suis d’accord sur le concept !  Mais par pitié arrêtez juste de la coller partout dès qu’on applique avec son enfant quelque chose. Lui faire découvrir les gommettes, la pâte à modeler, lui bricoler une boite à bruit avec deux pots de yaourts, lui apprendre à se laver les mains, à utiliser un chiffon, ce n’est pas que Montessori.

Et surtout et c’est ce qui m’a fait écrire cet article au final, c’est qu’on ne peut pas prôner ces fameux principes d’autonomie en laissant son bébé dormir sur un matelas, hors lit à barreau alors que 3 ans plus tard on continue à lui donner le sein pour qu’il puisse s’endormir. Nan ?

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Et j’ai versé une petite larme

Devenir maman m’a rendue beaucoup plus émotive. Je me cache le plus souvent derrière la part de sang allemand qui coule dans mes veines pour paraitre plutôt froide et faire croire que peu de choses me touchent. Ca m’évite ainsi entre autre d’étouffer mon fils de bisous et de câlins quand je le laisse chez sa nounou le matin.

Pourtant, j’en ai refoulé des larmes depuis maintenant plus d’un an. Entre les moments où j’avais peur de mal faire (paies ton baby blues), ceux où je m’extasiais devant ma crevette devenue homard et les autres où je me disais que ca filait beaucoup trop vite.

Alors pour le premier anniversaire de Little Prince, je me voyais déjà en pleine dépression. Le cap des 1 an avec toutes les transformations que peut avoir un bébé en 365 jours. En plus, je préparais son baptême pour le lendemain du birthday. Pourquoi ne pas se stresser encore un peu plus ?

La veille de son anniversaire, il a fait ses 3 premiers pas, c’est Damned Dad qui y a eu droit, je n’étais pas dans la pièce. Comme il ne veut pas faire de jaloux il a fait de même avec moi. Je n’ai pas vraiment réalisé en fait. Depuis le temps qu’on nous disait qu’il n’allait pas tarder à se servir de ses deux jambes uniquement. Je m’étais dit que de toute façon ca viendrait bien un jour.

Obnubilée par sa double fête, j’ai laissé passer le week end, fière à chaque fois qu’il se lachait.

Et puis le lundi suivant il était chez sa nounou, après une semaine de « vacances » pour toute la Damned Family.

Le soir quand elle est venue m’ouvrir la porte, il marchait à côté d’elle, une main dans la sienne. Et là j’ai versé ma petite larme de voir mon bébé sur la voie de l’autonomie, mélange de tous les sentiments que peuvent ressentir une maman quand elle voit que sa plus belle réalisation l’est encore plus que ce qu’elle l’imaginait.

Il y a un an Erwin est né, minuscule lutin de 45cms,  qui semblait tellement fragile et si dépendant de nous, qui ne pleurait presque jamais et passait son temps à observer tout ce qui était à sa portée.

Aujourd’hui son altesse du haut de ses 77cms a déjà 8 dents, qu’il passe son temps à montrer quand il sourit et prend la pause pour les photos. Il a son petit caractère, mais ses tests des limites de ses géniteurs le font bouder 3 à 5 secondes pas plus.

Le temps qu’il lui faut aussi pour se remettre d’une chute de cascadeur, parce que tenir 20 secondes debout et faire quelques pas ne lui suffisent pas. Il aime l’aventure et escalader tout ce qu’il trouve.

On l’inscrira à des concours de danse plus tard aussi, vu comment il remue du popotin sur tout et n’importe quel genre de musique. C’est bien la seule chose qui le fait lacher ses occupations et tourner la tête vers la télé.

Tata de 14 neveux et nièces, j’en ai vu grandir des petits morveux, j’ai pu les cotoyer à tous les ages, mais rien n’est plus vrai que de réaliser l’évolution d’un enfant en regardant sa propre progéniture s’éveiller et se développer.

C’est vraiment magique d’être maman.

Ce qui a changé depuis que je suis maman #3

3ème volet de ma saga « Ce qui a changé depuis que je suis maman ».

#1 et #2

– J’envisage de prendre des actions chez Duracell à force d’en consommer pour alimenter mobiles, veilleuses et autres trucs de Little Prince qui font du bruit

– Les chansons qui sortent de ces fameux bouffeurs de piles  me trottent dans la tête la journée et plus MA musique

– Je lui cherche constamment des fringues avec des étoiles ou des trucs rock dessus.

– Et lorsque je craque sur quelque chose,  j’ai tendance à le vouloir dans toutes les futures tailles du Baby Boy

– Je regarde souvent mes épaules histoire de vérifier qu’il ne m’a pas laissé un petit badge de bave ou de vomito

– Je parle à la 3ème personne. Je ne suis pas mégalo pourtant. « Maman fait ci », « Maman va faire ça ».

– J’oublie parfois que je m’adresse à mes animaux et leur parle comme à Little Prince.

Little Prince 6 mois et une adresse mail…

Elle est folle cette Damned Mom hein ? Comme si son fils en avait une quelconque utilité…
Oui je te vois venir, je suis tellement gaga de mon Baby Boy que j’ai craqué. Mais pas sans raison.

La bouille de mon fils n’a pas de secret pour vous qui me lisez. Certains voient là un moyen de prendre de ses nouvelles, d’autres l’imaginent déjà me faire un procès plus tard d’avoir étalé ses photos sur la toile. Je suis sur Facebook, Twitter, Instagram et ici aussi.

J’étale probablement ses photos oui, mais les photos de ce qu’il y a de plus précieux à mes yeux. Ce miracle insensé, ce bonheur.

J’ai beaucoup changé depuis que je suis maman, mais j’aime toujours écrire. Pas pour rien que je suis là hein. Mais je n’ai pas fait de journal de ma grossesse, je n’en trouvais pas l’utilité. Encore maintenant j’estime que mes 9 mois de grossesse n’étaient pas des plus passionnants et comme j’ai une excellente mémoire, je me souviendrai des événements clés (au cas où Alzheimer m’attendrait au tournant, mes posts sur mes trimestres de grossesse seront là pour ma rafraîchir la mémoire hanhan).

Mais maintenant que Little Prince est parmi nous, j’ai beau lui parler chaque jour, j’éprouve le besoin de lui laisser une trace des moments dont il ne se souviendra pas plus tard, mais aussi de mes états d’âme, d’éventuelles recommandations que j’oublierai de lui faire dans l’avenir alors qu’elles me viennent maintenant.

Je n’écris pas dans un cahier, car j’ai une écriture illisible (pour rester polie). Les fichiers textes sur l’ordinateur, c’est un peu comme écrire mon livre, je me relis 50 fois, fais le triple de changements et ça ne me plait jamais.

Je me suis donc souvenue d’une pub où un papa écrivait des mails à sa fille tout au long de sa vie. J’ai décidé de faire pareil. Rien ne m’empêcherait de relire mes mails, mais si ils ne me plaisaient pas, les supprimer pour recommencer ne collerait plus chronologiquement, j’ai donc trouvé la parade pour laisser de l’écrit à Little Prince.

Et puis, je suis inquiète par nature. J’ai toujours peur que le pire arrive, j’ai été conditionnée depuis enfant pour cela. Du coup je me rassure en me disant qu’il garderait surtout une trace de moi alors que j’en ai aucune de mon papa.

Little Prince a donc une adresse mail depuis bientôt un mois, je viens à peine de lui laisser mon premier message pour ses 6 mois, mais je continuerai dès que l’envie me prendra.

Devenir parents, lorsque le regard des autres change : les voisins

Dans notre petite rue, dans notre petit lotissement, Damned Dad et moi avons été longtemps des extra-terrestres. Même si au départ il y avait de nombreux nullipares, jusqu’à il y a 5 mois, nous n’étions plus que deux couples sans enfant. Nous avions pourtant tout fait dans l’ordre : une rencontre, un aménagement, un mariage et enfin la construction d’une maison.

Cette maison n’a pas de petite barrière blanche, juste des dragons dans un jardin de cailloux colorés (parce que j’aime bien me démarquer). On se souvient d’elle pour son  jardin et aussi pour son labrador noir bien potelé qui y prend le soleil régulièrement. Quant à ses propriétaires, il y a lui qui est pompier et elle qui est aussi potelée que son chien et un peu excentrique (parce que j’aime bien me démarquer, c’est bien tu as suivi). Ils sont bizarres parce qu’ils n’ont pas d’enfant.

Soyons réalistes, c’est bien ce que la majorité devait se dire. A part quelques personnes avec qui il nous arrive de discuter de la pluie et du beau temps et encore moins de voisins avec qui on a assez de contacts pour dire que l’on s’entend bien, les autres ne nous parlaient pas vraiment. Voir nous évitaient pour certains. Ils disaient bonjour par la force des choses le jour de la fête des voisins.

Et puis tout a changé en novembre. Peu étaient au courant de ma grossesse qui ne s’est pas beaucoup remarquée. Mais ensuite on a commencé à nous voir nous promener avec la poussette, notre nouveau statut de primipares commençant donc à se savoir.

J’ai été plus que surprise que certains accostent Damned Dad pour le féliciter. Allant jusqu’à taper la causette avec lui. Ça m’a bien fait rigoler.

Il y a quelques jours, nous avons même discuté une bonne heure avec une voisine qui ne nous avait jamais adressé la parole. Demandant comment ça se passe avec Little Prince, si il fait ses nuits etc. Pourquoi notre vie intéresse les gens maintenant ?

On n’a pas changé, on est toujours les mêmes, on a juste un petit garçon. Ce n’est pas comme si il n’y avait pas régulièrement des enfants chez nous ou que notre chienne n’était pas la mascotte du quartier pendant longtemps. Les gamins venaient sonner pour la promener, on en n’a jamais mangé aucun… Et nous n’avons jamais engueulé ceux qui balançaient leur ballon dans notre jardin ou des papiers de bonbons/cartes Pokemon/gâteaux…

Mais visiblement maintenant nous avons beaucoup plus de légitimité à vivre dans notre quartier. Je sais que parmi mes voisins il en restera toujours quelques uns qui continueront à nous éviter. On a des chats hein, tu imagines, des chats, la plaie ! J’attends juste impatiemment que Little Prince mette à son tour le dawa dans le quartier :D.

 

Et vous ferez comment avec les animaux ?

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Qui n’a pas un jour entendu une histoire sur le bébé du cousin de la sœur de la voisine de l’oncle de Machin qui s’est retrouvé étouffé par un chat ou encore le chien, si adorable qui s’est mis à croquer le nouveau né, probablement par jalousie.

Histoires vraies ou légendes urbaines, chacun a son avis. Nous, pauvres inconscients, avions en notre possession un chien, trois chats et un poisson rouge (ne comptant pas en théorie car difficile de faire quelque chose de méchant depuis son aquarium) lorsque je suis tombée enceinte.

Mais ici pas de panique à bord. On a beau m’avoir dit que ça restait des animaux, qu’il fallait faire attention, je n’allais pas les abandonner car ils font eux aussi partie de la famille. Nous avons simplement pris quelques précautions.

Dès lors que la chambre de Little Prince était faite plus aucun d’eux n’y rentrait. Ils y étaient pourtant habitués puisque cette pièce est l’ancien bureau de Damned Dad.

Après mon accouchement Damned Dad à ramené des vêtements sales de Little Prince mais en fait ils en avaient rien à faire. Même au retour de la maternité ce petit truc ne les intéressait pas.

Depuis nous autorisons les chats à entrer dans la chambre à condition qu’on y soit et de toute façon ils ne font qu’un passage éclair histoire de visiter les lieux (avec tentative d’entrer dans l’armoire) puis ressortent. Je ne dis pas qu’ils ne sont pas attirés par son cosy, son transat, son matelas à langer ou même son lit, mais pas quand il y est, il ne faut pas oublier que ce sont des endroits bien douillets et les chats aiment ça. On n’en a d’ailleurs eu un il y a peu dans son lit. Ne hurlez pas, le petit n’y était pas !

Pour mon doggy dog, une femelle labrador bien portante comme en atteste la photo, elle commencera surement à apprécier la compagnie de Little Prince lorsqu’il mangera autre chose que du lait et des pots de fruits et légumes. Et elle ne se gênera pas pour se poster à coté de sa chaise haute histoire de ramasser ce qui tombera. Elle l’aimera moins lorsqu’il voudra faire du cheval sur elle, mais elle fera comme avec la vingtaine d’enfants qui l’ont déjà harcelé depuis maintenant presque 9 ans, elle ira se mettre au calme.

Et non, je ne suis pas  l’auteure d’une nième annonce fake du type : « cède gratuitement pour cause allergie de notre bébé :  chat blablabla… » Il y en a des vraies je n’en doute pas mais pas que. Notre famille est et restera donc, Damned Dad, Little Prince, Ava the dog, Gaia, Rhéa et Zephyr the cats, Céto the fish et Damned Mom.

 

 

 

Aujourd’hui, cela fait un an

C’était le 10 avril 2013. Il faisait soleil, exactement comme aujourd’hui. Je rentrais du bureau et sur le trajet, je me demandais ce que j’allais faire.

Attendre encore un peu ou en parler avec futur Damned Dad… Parce ce que peut être inconsciemment je savais déjà. C’était bizarre depuis un mois et demi mais il m’avait fallu ce matin là pour réaliser. Je venais de me faire tatouer la veille en plus… Et si ça posait problème ?

« Il faut qu’on parle ». Comme entrée en matière, il devait probablement y avoir mieux, mais je ne voyais pas comment débuter. Après tout, ce n’était pas censé arriver.

« Suis bizarre depuis quelques temps, y a un truc pas normal, je suis peut être enceinte ». Pas de « je crois que je suis enceinte ». Je ne voulais pas avoir de faux espoirs, encore moins lui en donner…

Bref après un rapide passage à la pharmacie et un test pipi plus tard, le 10 avril 2013 aux alentours de 19h, alors qu’on n’y croyait pas/plus et même si il a fallu attendre deux jours pour qu’on soit vraiment sûrs avec une prise de sang, nous apprenions que j’étais enceinte.

Ça passe vite, trop vite !

Des fois je me dis que je recommencerais bien, mais gagner le jackpot deux fois c’est encore plus rare qu’un miracle. Et puis Little Prince est parfait (je suis objective), rien ne prouve que si deuxième il y a, il sera aussi souriant, calme, éveillé… Et puis en gérer deux… Et puis, la grossesse et ses complications. Et puis et puis… Il faut savoir parfois se contenter de ce qu’on a, surtout quand c’est la perfection et profiter de chaque moment.

 

 

 

On n’est jamais vraiment préparée à être mère

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Il s’agit d’un constat relativement récent. C’est d’ailleurs aussi valable pour les vrais papas, ceux qui mettent les mains dans le cambouis comme on dit (pas ceux qui regardent d’un œil absent leur progéniture lorsqu’elle se met à pleurer et d’un air accusateur leur maman).

Durant la grossesse, il y a les forums, les livres, tous les blablas pour passer ces 9 mois en « toute sérénité ». On nous prépare aux changements physiques, psychologiques et hormonaux. On lit peut être aussi de quoi dompter ce petit être bientôt là. C’est de la théorie tout ça.

Je fais tellement de publicité sur le caractère facile de Little Prince qui ne pleure presque pas. Alors imaginez lorsque sa rhino-pharyngite a pris de l’ampleur et qu’il s’est mis à tousser gras, très souvent, qu’il en avait mal et que du coup il s’est mis à se plaindre.

Déjà là on imagine la descente en bronchiolite, LA maladie que tous les parents redoutent. Donc panique, re médecin et tout. Mais surtout on voit bien qu’il souffre et on est clairement désemparé. On peut longtemps se préparer, lire ce qu’on veut, on voudrait juste à ce moment là lui prendre sa maladie, que ce soit nous qui subissions le mouche-bébé, les granules expectorantes et les séances de kiné. Que l’on ai la gorge en feu, les yeux qui coulent, voir même la fièvre.

Je ne crois pas qu’avec le temps on supporte plus facilement de voir son enfant souffrir aussi bien physiquement que moralement. Finalement c’est un peu ça devenir une mère.

Une semaine après la reprise du taf : le bilan.

Dimanche dernier 21h, mon cœur saignait, en miettes. A force qu’on me rabâche depuis deux semaines déjà « ca va le moral pour ta reprise ? », alors que moi j’essayais de ne pas y penser, fallait bien que je craque.

Au fond du lit j’ai réalisé que Little Prince et moi on se verrait 3-4h par jour maximum. Que le matin ce serait la course et que le soir il faudrait s’organiser parce que mon Précieux passe encore une partie de son temps à dormir et que moi il faut aussi que je vive un peu. J’ai pleuré, je m’en suis prise à Damned Dad, je me voyais déjà avoir cette conversation chaque soir, être complètement déprimée et devoir finalement demander mon congé parental à temps plein, ce qui ne ferait que reculer l’inévitable échéance.

Après une nuit merdique, j’ai pris mon courage à deux mains, sans verser une seule larme en disant au revoir à mon bébé (et à son papa dont c’était la première journée seul avec lui), je suis partie la tête haute en direction du bureau.

Et j’ai eu raison.

Intellectuellement j’étais devenue proche d’un légume. 6 mois et demi à la maison dont 3 en étant enceinte, heureusement je savais encore écrire mon nom.  Je suis du genre à avoir besoin de réfléchir, il faut que mon cerveau travaille et ces derniers temps c’était proche du néant.  Alors ça m’a fait du bien de reprendre mon poste, revoir mes collègues, être mise au courant des nouveautés fiscales et de travailler.

Ayant la chance de travailler à environ 15 minutes de la maison j’ai pu rentrer voir mes hommes à midi et j’avais une raison de partir à l’heure le soir. J’ai laissé Little Prince s’endormir dans mes bras, lui ai donné le dernier biberon et l’avoir mis au lit, des moments qui semblent anodins quand on est h24 ensemble mais qui deviennent privilégiés quand ils sont rationnés.

Malheureusement pour le lendemain il a fallu se préparer à une autre épreuve : le laisser 11h chez sa nounou sans le voir. S’imaginer qu’il nous oublierait dans la journée et qu’on serait plus sa maman (oui l’imagination d’une jeune maman est parfois fertile niveau mélodrame). La séparation a été plus dure le matin, mais ses sourires en le récupérant m’ont prouvé qu’il me reconnaissait. Même si ce petit filou n’a pas voulu que je le quitte le soir une fois l’histoire lue, qu’il chouinait quand je sortais de sa chambre et me faisait de grands sourires lorsque je revenais vers son lit.

2 jours passés, la moitié de la semaine pour moi puisque j’ai repris à 80% jusqu’à début août. Mercredi matin je suis partie le cœur un peu plus léger et jeudi encore plus.

Finalement, même si la routine recommence à s’installer au bureau et que l’euphorie des premiers jours va s’estomper, ça me fait du bien d’avoir l’impression d’exister pour autre chose que juste être la maman de son fils. J’admire les mères au foyer mais je ne les envie pas, je n’ai pas ce tempérament et 4 jours au boulot me l’ont prouvé.

Bilan positif pour cette première semaine avec 3 jours de week end. Vendredi,  Little Prince était chez sa nounou ce qui a laissé à ses parents un peu de temps pour faire autre chose. Samedi et dimanche en famille.

J’irai me coucher plus sereine ce soir et demain je commencerai une nouvelle semaine.

Ce qui a changé dans ma vie depuis que je suis maman #2

Voici la suite des changements visibles ou non de ma vie de maman le #1 est par ici ;).

  • Depuis que j’ai découvert que mon savon  pour les mains sent tout pareil que le gel lavant de Little Prince et surtout que je sais que c’est parfum fleur d’oranger je suis pas loin de faire une razzia sur tous les produits qui sentent pareil
  • Sauf qu’il risque d’y avoir un conflit car le reste de ses produits de soin sont de Mustela® et son odeur si caractéristique et j’envisage d’utiliser les mêmes pour l’avoir toujours avec moi
  • J’ai découvert que le liniment excellent pour son petit popotin l’est aussi pour me servir de nettoyant visage (et ouais je m’intéresse aussi un peu à moi)
  • J’ai tendance à parler moins fort même quand Little Prince est au 1er et nous au rez de chaussée
  • Lorsque le baby phone détecte du bruit dans sa chambre il faut direct que je colle le récepteur à l’oreille (Damned Dad fait pareil)
  • Je n’ai jamais autant fait de recherches Google que depuis que je suis maman.