Mom To Be

Et vous ferez comment avec les animaux ?

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Qui n’a pas un jour entendu une histoire sur le bébé du cousin de la sœur de la voisine de l’oncle de Machin qui s’est retrouvé étouffé par un chat ou encore le chien, si adorable qui s’est mis à croquer le nouveau né, probablement par jalousie.

Histoires vraies ou légendes urbaines, chacun a son avis. Nous, pauvres inconscients, avions en notre possession un chien, trois chats et un poisson rouge (ne comptant pas en théorie car difficile de faire quelque chose de méchant depuis son aquarium) lorsque je suis tombée enceinte.

Mais ici pas de panique à bord. On a beau m’avoir dit que ça restait des animaux, qu’il fallait faire attention, je n’allais pas les abandonner car ils font eux aussi partie de la famille. Nous avons simplement pris quelques précautions.

Dès lors que la chambre de Little Prince était faite plus aucun d’eux n’y rentrait. Ils y étaient pourtant habitués puisque cette pièce est l’ancien bureau de Damned Dad.

Après mon accouchement Damned Dad à ramené des vêtements sales de Little Prince mais en fait ils en avaient rien à faire. Même au retour de la maternité ce petit truc ne les intéressait pas.

Depuis nous autorisons les chats à entrer dans la chambre à condition qu’on y soit et de toute façon ils ne font qu’un passage éclair histoire de visiter les lieux (avec tentative d’entrer dans l’armoire) puis ressortent. Je ne dis pas qu’ils ne sont pas attirés par son cosy, son transat, son matelas à langer ou même son lit, mais pas quand il y est, il ne faut pas oublier que ce sont des endroits bien douillets et les chats aiment ça. On n’en a d’ailleurs eu un il y a peu dans son lit. Ne hurlez pas, le petit n’y était pas !

Pour mon doggy dog, une femelle labrador bien portante comme en atteste la photo, elle commencera surement à apprécier la compagnie de Little Prince lorsqu’il mangera autre chose que du lait et des pots de fruits et légumes. Et elle ne se gênera pas pour se poster à coté de sa chaise haute histoire de ramasser ce qui tombera. Elle l’aimera moins lorsqu’il voudra faire du cheval sur elle, mais elle fera comme avec la vingtaine d’enfants qui l’ont déjà harcelé depuis maintenant presque 9 ans, elle ira se mettre au calme.

Et non, je ne suis pas  l’auteure d’une nième annonce fake du type : « cède gratuitement pour cause allergie de notre bébé :  chat blablabla… » Il y en a des vraies je n’en doute pas mais pas que. Notre famille est et restera donc, Damned Dad, Little Prince, Ava the dog, Gaia, Rhéa et Zephyr the cats, Céto the fish et Damned Mom.

 

 

 

Trimestre #2 : Enceinte et épanouie ?

Et oui, le deuxième trimestre de grossesse est censé être celui du plein épanouissement. Pas encore baleine, plus de nausées matinales, on devrait se sentir plus que bien.

Pour ma part, ayant échappé aux maux du 1er trimestre, on pourrait s’imaginer que j’étais totalement bien.

Et pourtant, si il y a un truc qui ne m’a pas lâché pendant la grossesse, c’est la fatigue (et finalement même après l’accouchement). Alors niveau vie sociale, c’était un peu limite, du genre aller voir un match de foot chez des amis et s’endormir pendant la 1 ère mi-temps…

J’ai quand même eu la force de sortir pour la fête de la musique et c’est en écoutant une amie qui chantait ce soir là que j’ai eu la chance de sentir pour la première fois Junior bouger. Moment magique qui s’est éternisé, à croire qu’il avait envie de danser toute la nuit.

Le 18 juillet nous avons eu la fameuse échographie morphologique et sa conclusion m’a rendue nettement moins sereine.

La sage femme a d’abord eu du mal à prendre les mesures car Junior était du genre à ne pas vouloir montrer ce qu’elle voulait voir. Après un rhabillage, une promenade d’une demi heure dans les couloirs de la maternité, elle a retenté. Si on est sorti en connaissant le sexe de Junior (son coté exhib), masculin vous vous en doutez, on a aussi appris qu’il faudrait refaire une échographie de contrôle, par le chef d’unité, spécialiste. La raison : la taille du fémur de Little Prince, trop petit à l’écho.

C’est donc le 13/08 que le couperet est tombé : Little Prince avait un retard de croissance in utero. J’ai été mise en arrêt maladie pour me reposer dans l’attente d’une nouvelle échographie 4 semaines plus tard. Si sa croissance était totalement stoppée, on m’hospitaliserait.

Points positifs : J’ai commencé à tester les siestes après le petit déjeuner, les siestes après le déjeuner, les couchers à 20h30. De toute façon j’étais fatiguée, ca ne pouvait qu’être bénéfique pour moi. Je me suis plongée dans le tricot et autres loisirs créatifs.

Points négatifs : J’ai découvert de nombreux programmes télévisés qui en d’autres circonstances m’auraient fait zappé (La famille Kardashian, 17 ans et maman…). Devenue hyper sensible h24, j’ai du arrêter de regarder mes séries préférées (NCIS, CSI…) pour cause de violence, sang, cadavre etc.

 

 

Trimestre #1 : Et sinon les nausées ça va ?

L’association grossesse = nausées est vraiment la plus répandue. A croire qu’être enceinte fait de nous des usines à vomi. Généralement c’est la première question qu’on vous pose avant même celle relative à la date présumée d’accouchement ou si vous allez bien, parce que non, la graine qui a germé ne fait pas obligatoirement de nous les êtres les plus épanouis de la terre, surtout au 1er trimestre.

Et donc les nausées ?
J’ai eu la chance de passer au travers des mailles du filet. C’est d’ailleurs bien pour ça que je n’ai pas su de suite que j’étais enceinte. Nous sommes toutes différentes. Et la grosse fatigue que j’ai connu à cette époque, je l’avais plutôt mise sur le manque de soleil de ce début d’année 2013.

C’est seulement après avoir remarqué ma poitrine prenant de l’ampleur,  que je me suis dit qu’un truc clochait.

A presque deux mois de grossesse, je venais de me faire tatouer et j’ai découvert que j’avais un passager.

Evidemment comme je le disais dans mon tout premier article, cette grossesse n’était pas prévue mais tout de même la plus merveilleuse des surprises. Après avoir réalisé ce qui se passait, tout s’est enchaîné très vite. C’est hallucinant la tonne de paperasse qu’il faut remplir et tout ce qu’il faut prévoir lorsqu’on est enceinte. Suivi de grossesse, prises de sang mensuelles (le fait d’avoir eu 10 chats en autant d’années ne m’a pas immunisé contre la toxoplasmose) etc.

Nous avons annoncé très vite à tout le monde, voir à la terre entière ce qui se préparait. Même si les fameux trois mois n’étaient pas écoulés en totalité, c’était tellement improbable, que ca allait forcément tenir jusqu’au bout.

Mon premier trimestre de grossesse s’est donc passé très vite puisque j’en avais zappé pas loin de la moitié.  J’avais juste très envie d’hiberner.

Nous avons pu revoir celui qu’on appelait Junior à l’époque lors de l’échographie du 1er trimestre, un vrai mini bonheur qui se développait.

To be continued…

Le jour où j’ai vraiment été enceinte

Cela ne date pas de fin février, même si biologiquement c’est le cas.

Mais lorsque l’incroyable se produit, il faut quelque chose de plus concret qu’un trait bleu et qu’une quantité d’hormones sur un bout de papier.

Le jour où je me suis vraiment sentie enceinte, c’est celui où j’ai entendu le cœur de notre petit miracle battre. Le 28 avril. J’ai aussi vu une petite forme à l’écran, mais j’ai surtout entendu ses petits battements rapides qui m’ont fait réaliser.

Là je me suis dit que ça y est, tout allait changer et pour une fois ce serait pour le meilleur. Une petite chose poussait tranquillement en moi, qu’on serait trois bientôt et que ce serait une grande aventure.

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La grossesse, grande inconnue

Je n’ai pas fait partie de ces femmes prêtes pour la grossesse. Elles sont nombreuses a déjà se projeter dans cette grande aventure, renseignées sur la maternité qui les accueillera, au point sur les meilleurs produits de puériculture et tout cela a peine la pilule stoppée.

A une autre époque j’avais probablement visité sites et forums de grossesse. Mais j’ai connu échec, deuil et conditionnement.

Difficile d’abord de passer des essais infructueux à la PMA qui impliquerait un donneur. Donc Damned Dad ne serait pas le géniteur. Il faut un certain temps pour se faire à l’idée et comprendre que ce n’est pas la graine qui fait d’un enfant celui de son père, mais les liens qui se tissent entre celui-ci et l’être en devenir lors de la grossesse et après la naissance.

Et puis lorsque la PMA n’a pas abouti et qu’on s’est retrouvés à demander l’agrément pour l’adoption, au delà du parcours du combattant, de la motivation qu’il faut avoir et du peu d’espoir qu’on nous donne, il faut faire le deuil.

Si bébé il devait y avoir, il ne serait pas de nous biologiquement, peut être même qu’il ne nous ressemblerait pas du tout, voir qu’il serait tout le contraire. Il arriverait tout fait, avec au minimum 6 mois d’existence.

Donc non, je n’étais pas prête. Pourtant entourée toutes ces années de femmes enceintes, j’ai toujours gardé un certain détachement face à leurs petits maux, liste d’examens et même si j’étais heureuse pour elles, je ne partageais pas leur bonheur.

Mais ça, c’était avant ;).

Comment c’est arrivé

N’allez pas croire que ce petit être n’était pas désiré. Bien au contraire, il était juste inespéré.

Disons qu’au bout de 5 ans, après un dossier de PMA (Procréation Médicalement Assistée) – qui n’en était resté qu’à l’état de dossier – nous en étions à attendre un petit papier, l’agrément nous permettant de débuter le parcours du combattant d’adoptants.

Lors de cette procédure menant vers l’agrément, j’avais fait le deuil d’une éventuelle grossesse. J’étais même conditionnée pour ne peut être jamais être maman, tellement il est difficile de trouver un enfant, encore plus en bas âge.

Dans ma tête donc, pas de bébé dans le ventre, pas d’accouchement, pas de premiers mois de vie d’un enfant, encore moins le notre.

Et bien c’était sans compter sur la chance, le destin, un miracle.

Une semaine avant l’arrivée du Saint Graal, me voilà à faire un test de grossesse qui s’est avéré positif. Joie, bonheur et peur. Un plongeon dans l’inconnu et surtout une nécessité de s’intéresser à nouveau à tout ce qui tourne autour de la grossesse et de la naissance.